
Audit des Systèmes d’Information
Fonction informatique versus fonction d’information
Le système informatique, appelé aussi système d’information, (noté SI) représente l’ensemble des logiciels et matériels participant au stockage, à la gestion, au traitement, au transport et à la diffusion de l’information au sein de l’organisation. La fonction informatique vise à fournir à ces ressources l’organisation. Elle comprend donc, outre le système informatique, les personnes, processus, ressources financières et informationnelles qui y contribuent.
Elle ne doit pas être confondue avec la fonction d’information, ensemble organisé de personnes, de procédures et d’équipement qui a pour objet de réunir, de trier, d’analyser, d’évaluer et de distribuer, en temps utile, de l’information pertinente et valide, provenant de sources internes et externes à l’organisation, afin que tous ceux qui ont à prendre des décisions disposent des éléments leur permettant de choisir l’action la plus appropriée au moment adéquat.
Pourquoi un audit des systèmes d’information ?
Le système informatique ne doit pas être conçu comme une fin en soi: il est l’un des outils qui permet à l’organisation d’atteindre ses objectifs. Il ne se justifie qu’en tant qu’il soutient des processus «métier», sans lesquels il n’a aucun sens. Il doit donc être aligné avec les objectifs stratégiques de l’organisation. Cet alignement stratégique est fondamental: désormais, un système informatique est un facteur déterminant de la performance (efficacité, efficience, maîtrise des risques) d’une organisation. Inversement, un système informatique inadapté ou mal maîtrisé peut être une source inépuisable de difficultés.
Un système d’information performant doit être :
• en adéquation avec la stratégie de l’entreprise et les objectifs des métiers;
• efficient, adaptatif, fiable et pérenne;
• disponible, sécurisé et en conformité avec les obligations légales;
L’audit des systèmes d’information permet d’évaluer les principaux de risques informatiques :
• les risques opérationnels
• les risques financiers, puisque l’informatique et l’information sont des actifs;
• les risques légaux de non-conformité, puisque les entités sont soumises à des normes internes et externes, certaines de portée légale, concernant la gestion du SI.
Quel audit des systèmes d’information ?
L’audit des systèmes d’information peut constituer un sous-domaine d’un audit généraliste organisation, processus, régularité, fonctions externalisées etc.).
Audit de l’Organisation : Les organisations utilisent quotidiennement l’informatique. Celle-ci peut prendre la forme de simple bureautique, d’applications dédiées, les mettant, le cas échéant, en relation avec leurs cocontractants ou usagers via l’Internet, voire de système s informatiques plus complexes. Ces outils informatiques sont, désormais, indispensables au bon fonctionnement de l’organisation. Ils sont parfois au cœur de sa performance.
Audit de Processus : Les processus sont désormais pour la plupart très fortement dépendants des outils informatiques. Dans le meilleur des cas, ils s’appuient sur un système informatique répondant à leurs besoins. Souvent, ils s’appuient au fil de leur déroulement sur des outils disparates, conçus dans une logique d’organisation et leur imposant des ruptures de charges. Ainsi, la performance d’un processus est intimement liée à l’alignement et à la qualité des systèmes informatiques.
Audit de Régularité : Leur fonctionnement régulier est donc largement sous-tendu par la conformité aux règles de leurs systèmes informatiques, qu’il s’agisse d’inventaire des licences, de validité des règles informatiques d’exécution budgétaire et de comptabilité, de respect des normes de conservation des données personnelles, de la mise en œuvre automatisée des règles statutaires applicables à la gestion de carrière ou au traitement des agents, etc.
Audit des Fonctions Externalisées : Les fonctions externalisées ont besoin d’échanger régulièrement des données avec l’organisation, ce qui suppose une ouverture du système informatique de l’organisation vers l’extérieur, parfois pour des actions aussi sensibles que de l’administration de serveurs, de données ou d’applications. Ces fonctions externalisées manipulent des données ou informations appartenant au patrimoine de l’organisation. Le cocontractant a la responsabilité de l’intégrité, de l’accessibilité et de la protection des données. La dimension informatique est au cœur de la réversibilité d’une externalisation. Elle peut être la cause de son irréversibilité.
Voir aussi : Audit de Sécurité , Audit de de Qualité des Données,